Tout est si fragile.

Garder une propre trace de ses pensées […]

[...]

Il y a deux jours tu m'as écris un long message qui m'a émue sur l'instant, mais que je perçois d'une toute autre manière aujourd'hui. Ce n'est pas recevable, pas de ta part du moins. Ce n'était rien d'autre qu'un message de pitié, et ça je ne le supporte plus. Je ne m'en étais pas rendue compte, cela m'a sauté aux yeux hier. Tu veux qu'on mange tous ensemble ce midi ? Il était 13h. En fait vous n'y avez jamais songé ? Et c'est déjà arrivé plusieurs fois. Je n'ai pas envie de rentrer dans les détails, mais je sais ce que j'affirme. Pour une fois. En fait je ne sais pas si (...)

Bienveillance partagée [...]

"La bienveillance est, par excellence, la vertu d’un ami." D'un coup, comme ça, tu es venu me voir, le plus sérieusement du monde. "Tu vas bien en ce moment ?" Ta question m'a réellement surprise, et bête comme je suis j'ai répondu par une toute autre question : "Pourquoi ?" Avec le recul je trouve ça stupide car la réponse est évidente. Lorsque quelque chose ne nous intéresse pas, on ne s'y attarde pas, non ? Je dois accepter le fait que, parfois, on a réellement envie de m'écouter. Peut être que tu ne mesures pas toute l'ampleur que ta simple question a provoqué, mais (...)

[...]

"À chaque jour suffit sa peine." J'ai supprimé mon écrit d'hier. Beaucoup trop en contradiction avec aujourd'hui. En fait c'est n'importe quoi. Ce matin tu m'as annoncé cette nouvelle sans préambule, comme si il n'y avait pas de conséquences. Mais c'est une bonne chose pour toi c'est sûr. Je ne sais pas pourquoi j'ai dis que cela ne me posait pas de problème. Pourquoi j'ai dis ça ? Bien sûr que cela a de l'importance, c'est mon travail tout de même ! Je ne sais pas quoi faire. Quelque part cette annonce ressemble à une porte de sortie. Mais si jamais je l'ouvre, j'ai peur de (...)

Dilemme.

"L'aventure, c'est la fusion du dilemme." À ce moment-là je n'ai pas réfléchi. C'était trop beau, une occasion que je ne pouvais pas laisser passer. Je n'ai pas pensé à tout ce que cela pouvait impliquer. À peine une heure après, le téléphone sonne. Pour un entretien. Mon coeur palpite, je me met à exploser subitement de joie. Cela faisait très longtemps que je n'avais pas ressenti un tel bonheur sur le plan professionnel. Puis le doute. Cela implique de partir, pas longtemps certes, mais un peu quand même. Seule surtout. Mais ce n'est pas ça le problème. Il faut que (...)

E ~

"E ~" Aujourd'hui, peut être à cause de ce silence environnant, je pense à toi. C'est sans doute encore trop frais, même si cela fait plus de deux mois que nous ne nous sommes pas vues. Je crois que je n'ai presque plus de haine. Je crois. En fait j'éprouve une profonde tristesse à l'idée de tout ce que nous allons manquer. Tes premiers pas, tes premiers mots, ton premier anniversaire ou ton premier Noël. C'est ça qui me flingue. Je ne sais pas pourquoi je me mets à subitement me replonger dans ces souvenirs, le jour où j'ai vu "une photo" de toi pour la toute première fois, (...)

À toi,

"[...] La haine les éloigne." À la lecture de tes messages, mon coeur était au bord de l'implosion. Comment est-ce possible ? Après toutes ces années je pensais que le seuil de violence avait déjà atteint son maximum.Je me trompais. Je pensais que tu avais des limites, qu'il te restait tout de même une part de raison. Encore une fois je me trompais. Plus j’en apprend sur toi et plus je suis écoeurée. Tu ne mérites pas d'être une femme, encore moins d’être mère. Mère. Car oui, le pire dans toute cette histoire c'est que dorénavant tu as un enfant. Un petit être qui (...)

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"Dis à mon fils que je l'aime plus que ma propre vie." Tout bascule. (...)

Moment partagé ~

"À toi !" Je ne sais pas trop pourquoi tu as insisté. Peut être n'aurais-je pas dû te suivre ? Mais c'était intéressant d'être dans un tout autre contexte. Puis, dans les yeux, nous avons trinqué. (...)

... ~

Ce frisson qui a envahi tout mon être... Pourquoi... ? (...)

Le masque.

"Personne ne peut porter longtemps le masque." Je crois que ce qui me fait le plus mal dans toute cette histoire, c'est ce silence général qui pèse un peu plus chaque jour. Et le pire dans tout cela c'est que je n'ai pas "le droit" d'être en colère. Alors je reste plantée là, à m'en prendre plein la figure. Tout ce que je voudrais c'est une discution libératrice, où pour une fois on m'écouterait, que ce ne soit pas moi "la psy" pour changer. C'est triste. J'ai bien conscience que je suis en train de changer. Je me braque à chaque nouvelle rencontre, c'est devenu difficile (...)

[...]

"Le temps s'en va sans regrets, et il ne s'en va jamais seul." Aujourd'hui, j'y vois clair. Et cela ne me fait pas mal. Plus mal du moins. En fait je réalise que je n'ai jamais compté. Je le sais plus que jamais. Mais ce n'est pas grave, je peux enfin continuer et oublier cet hypothétique chemin que j'aurais pu emprunter et c'est une bonne chose. Mon seul regret, ma seule interrogation à propos de tout cela est que je me demande si toute cette écoute et ces excuses étaient vraies. Mais j'imagine que cela n'a plus d'importance à présent. Je pensais avoir beaucoup plus de blues (...)

Soleil.

N'efface jamais, j'aime là où va ton esprit [...] Ces mots, ont enfin été posé. Mais c'est beaucoup trop tard. (...)

[...]

"Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends. J’irai par la forêt, j’irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées, Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit. Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe, Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe Un bouquet de houx vert et de bruyère en (...)

"T'occupe [...]"

"Ce qui t'est destiné trouvera le moyen de te rejoindre." Cette citation devrait être une loi de Murphy. Ce courrier m'a profondément déçue, et même après plus de 2 semaines je peine à m'en remettre. Je vais mourir dans ce magasin", telle est ma conviction aujourd'hui. Cette année cela fait 7 ans que je mène ce combat. C'est la toute première pensée qui m'est venue après le traditionnel "Bonne année". Et je crois que cela suffit. Je suppose qu'il faut savoir renoncer. Seul mon frère a su tenir un discours cohérent, trouver les mots justes, qui resonnent d'ailleurs encore (...)

Bienveillance partagée [...]

Ce geste en lui-même, aussi simple soit-il, m'a beaucoup touché. Peut être était-ce cette bienveillance, qui m'a bouleversée ? (...)

[...]

Ce soir je ne peux m'empêcher de penser à toi. Et cela me fait peur. (...)

La lettre.

Ma très chère Lucile, Tes mots résonnent en moi depuis hier soir, impossible de m'en défaire tellement tu m'as émue. Je crois que tu as bien fais de m'écrire, car de vive voix je crois que je n'aurais pas tenu le choc sans craquer. Aussi, je ne sais pas vraiment si tu attends une réponse, mais j'ai vraiment envie de t'écrire à mon tour. Pour commencer, j'aimerais te dire une simple chose : Il n'y a rien à te pardonner. Je n'éprouve pas de rancoeur, et jamais je n'en ai éprouvé à ton égard. Je te mentirai si je te disais que je n'ai pas été triste de ce qu'est devenue (...)

Le mot en "T".

"[...]" En une fraction de seconde, tout bascule." 23h59. Ce soir je laisse cette journée derrière moi. Je crois que c'est important pour moi de l'écrire, afin de me dire que ces dernières 24h, qui ont été dévastatrices, sont à présent terminées. Un bombe émotionnelle. Ce seul mot a suffit pour me foudroyer. À la lecture de celui-ci j'ai arrêté de respirer, de penser, le temps s'est comme arrêté. J'ai pris ça en pleine figure, sans m'être préparé aux conséquences, aux remises en question. J'ai craqué. La vie est tout simplement injuste. Je le sais plus que jamais. (...)

P ~

"La vie est une conversation [...]" Même si je ne te le dirai pas de vive voix, je tenais à te remercier. Ce matin nous avons eu une conversation qui aux yeux d'une grande majorité peut sembler banale, mais personnellement, cela m'a émue. Nous avons parlé de l'estime de soi, du rapport au corps et d'identité. Sceptique au début, c'est avec les yeux écarquillés et d'un oreille attentive que j'écoutais ton vécu. C'est sans doute réducteur de ma part, mais je pensais qu'un homme tel que toi ne s'attardait pas d'avantage sur ce sujet, vu le tel degrés de confiance dont tu fais (...)

De vous à moi [...]

Je suis venue pour écrire, et une fois face à cette page blanche j'ai été submergée. Difficile d'écrire entre quarante "bonjour !" sans aucun sens. Je me demande si rester là n'est pas une erreur... Mais que puis-je faire en attendant ? À toi, Qui regarde de la tête aux pieds chaque femme qui entre dans le magasin en partageant un petit commentaire avec moi. Je déteste cette facette de toi, tu me donnes l'impression de n'être qu'un déchet à chaque fois. À toi, Qui me réclame sans cesse des services au risque de me faire passer pour un monstre si j'ose prononcer le mot "non". (...)

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