Tout est si fragile.

Garder une propre trace de ses pensées […]

[...]

"Le temps s'en va sans regrets, et il ne s'en va jamais seul." Aujourd'hui, j'y vois clair. Et cela ne me fait pas mal. Plus mal du moins. En fait je réalise que je n'ai jamais compté. Je le sais plus que jamais. Mais ce n'est pas grave, je peux enfin continuer et oublier cet hypothétique chemin que j'aurais pu emprunter et c'est une bonne chose. Mon seul regret, ma seule interrogation à propos de tout cela est que je me demande si toute cette écoute et ces excuses étaient vraies. Mais j'imagine que cela n'a plus d'importance à présent. Je pensais avoir beaucoup plus de blues (...)

Soleil.

N'efface jamais, j'aime là où va ton esprit [...] Ces mots, ont enfin été posé. Mais c'est beaucoup trop tard. (...)

[...]

"Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends. J’irai par la forêt, j’irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées, Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit. Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe, Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe Un bouquet de houx vert et de bruyère en (...)

"T'occupe [...]"

"Ce qui t'est destiné trouvera le moyen de te rejoindre." Cette citation devrait être une loi de Murphy. Ce courrier m'a profondément déçue, et même après plus de 2 semaines je peine à m'en remettre. Je vais mourir dans ce magasin", telle est ma conviction aujourd'hui. Cette année cela fait 7 ans que je mène ce combat. C'est la toute première pensée qui m'est venue après le traditionnel "Bonne année". Et je crois que cela suffit. Je suppose qu'il faut savoir renoncer. Seul mon frère a su tenir un discours cohérent, trouver les mots justes, qui resonnent d'ailleurs encore (...)

Bienveillance partagée [...]

Ce geste en lui-même, aussi simple soit-il, m'a beaucoup touché. Peut être était-ce cette bienveillance, qui m'a bouleversée ? (...)

[...]

Ce soir je ne peux m'empêcher de penser à toi. Et cela me fait peur. (...)

La lettre.

Ma très chère Lucile, Tes mots résonnent en moi depuis hier soir, impossible de m'en défaire tellement tu m'as émue. Je crois que tu as bien fais de m'écrire, car de vive voix je crois que je n'aurais pas tenu le choc sans craquer. Aussi, je ne sais pas vraiment si tu attends une réponse, mais j'ai vraiment envie de t'écrire à mon tour. Pour commencer, j'aimerais te dire une simple chose : Il n'y a rien à te pardonner. Je n'éprouve pas de rancoeur, et jamais je n'en ai éprouvé à ton égard. Je te mentirai si je te disais que je n'ai pas été triste de ce qu'est devenue (...)

Le mot en "T".

"[...]" En une fraction de seconde, tout bascule." 23h59. Ce soir je laisse cette journée derrière moi. Je crois que c'est important pour moi de l'écrire, afin de me dire que ces dernières 24h, qui ont été dévastatrices, sont à présent terminées. Un bombe émotionnelle. Ce seul mot a suffit pour me foudroyer. À la lecture de celui-ci j'ai arrêté de respirer, de penser, le temps s'est comme arrêté. J'ai pris ça en pleine figure, sans m'être préparé aux conséquences, aux remises en question. J'ai craqué. La vie est tout simplement injuste. Je le sais plus que jamais. (...)

P ~

"La vie est une conversation [...]" Même si je ne te le dirai pas de vive voix, je tenais à te remercier. Ce matin nous avons eu une conversation qui aux yeux d'une grande majorité peut sembler banale, mais personnellement, cela m'a émue. Nous avons parlé de l'estime de soi, du rapport au corps et d'identité. Sceptique au début, c'est avec les yeux écarquillés et d'un oreille attentive que j'écoutais ton vécu. C'est sans doute réducteur de ma part, mais je pensais qu'un homme tel que toi ne s'attardait pas d'avantage sur ce sujet, vu le tel degrés de confiance dont tu fais (...)

De vous à moi [...]

Je suis venue pour écrire, et une fois face à cette page blanche j'ai été submergée. Difficile d'écrire entre quarante "bonjour !" sans aucun sens. Je me demande si rester là n'est pas une erreur... Mais que puis-je faire en attendant ? À toi, Qui regarde de la tête aux pieds chaque femme qui entre dans le magasin en partageant un petit commentaire avec moi. Je déteste cette facette de toi, tu me donnes l'impression de n'être qu'un déchet à chaque fois. À toi, Qui me réclame sans cesse des services au risque de me faire passer pour un monstre si j'ose prononcer le mot "non". (...)

Ma Nébuleuse [...]

"Ma Nébuleuse, Un an de plus à tes côtés et ce n'est que du bonheur, Sache que je t'aime un peu plus chaque jour, et que je t'aimerai toujours [...]" Il faut toujours se recentrer sur l'essentiel. Aujourd'hui je le réalise plus que jamais. (...)

Karma.

Regard en arrière [...] Un jour tu te réveilleras un matin avec un déclic affreux. Tu te rendras compte que tu as tout perdu, que cette vie de débauche dans cet appartement miteux avec ces abrutis ne te convient plus, que tout ceux qui t'ont tendu la main sont partis, fatigué de se faire avoir. Ce matin là tu ne pourras pas revenir en arrière, reprendre les mots affreux que tu nous as jeté au visage, reprendre les remarques et gestes obscènes, déjà loin derrière. Ce matin-là, ce sera trop tard. Je sais que j'ai jeté une bombe, je finirais sans doute par le payer mais je ne (...)

Une heure [...]

Cette journée a une fin, comme toutes les autres." Avec le recul je me dis que cette pensée est d'une tristesse sans nom. Le soleil se lève à peine, et c'est la première chose qui me traverse l'esprit. J'ai toujours été habituée à un rythme de travail effréné, et à présent j'en viendrai presque à regretter. Heureusement que mon collègue est très gentil. Donc aujourd'hui je suis ici : Seule dans ce magasin en ordonnant à ma montre d'avancer plus vite. Bloquée. C'était peut être ça ma voie en fin de compte... Chaque nuit j'en rêve et j'ai l'impression de regretter un (...)

... ~

"[..] J'ai une idée qui me trotte dans la tête." (...)

Quête infernale.

"[...]état de méfiance soupçonneuse envahissante envers les autres dont les intentions sont interprétées de façon malveillante." J'y pense de plus en plus souvent. Mon entourage plaisante là-dessus, mais le sourire commence à se crisper. Et si c'était vrai ? C'est un handicap poignant et tenace. Je suis sans cesse mêlée à ce conflit intérieur, qui me hurle tous les jours : "Elle te dit que non, mais bien sûr que si tu la dérange ! Ça se voit ! Comment ça il/elle ne t'a pas lancé un bonjour ? Il/Elle t'en veut peut-être ? Et si tu allais t'excuser ? Tout est toujours de (...)

Cleopatra.

The Lumineers - Sleep On The Floor Pack yourself a toothbrush dear Pack yourself a favorite blouse Take a withdrawal slip Take all of your savings out 'Cause if we don't leave this town We might never make it out I was not born to drown Baby come on Forget what Father Brennan said We were not born in sin Leave a note on your bed Let your mother know you're safe And by the time she wakes We'll have driven through the state We'll have driven through the night Baby come on If the sun don't shine on me today And if the subways flood and bridges break Will you lay yourself down and dig your (...)

Métaphore du baume.

"Formidable [...]" Aujourd'hui je n'ai pas eu ce coup de fil que j'espérais tant. Est-ce si difficile de s'excuser ? J'ai cette douloureuse impression qu'en réalité à un moment ou à un autre, quelqu'un prendra un malin plaisir à me marcher dessus. En tout cas je suis un peu fière de moi, car pour une fois je n'ai pas attrapée le téléphone pour écrire un message dégoulinant de : Je suis désolée, tu m'en veux ? C'est ma faute ? Qu'est-ce que je peux faire ? Mais c'est triste. Triste parce que plus j'avance dans l'âge, et plus je me rends compte qu'en réalité je ne mérite (...)

"Rêve Phénix."

"Les rires éclatent mieux lorsque la nourriture est bonne." Aujourd'hui un rêve trop longtemps mit de côté a surgit à nouveau. Lorsque j'entendis cette musique si chère à mes yeux je ressentis un long frisson, comme si quelque chose qui était éteint depuis tellement longtemps s'était soudainement réveillé. Je me suis approchée de leur stand, nerveuse et en même temps euphorique. C'était merveilleux. Ils avaient emmené avec eux toute leur joie, culture et art de vivre. L'espace d'une seconde j'étais là bas. Il me suffisait de fermer les yeux pour m'imaginer courir dans (...)

"Behind blue eyes [...]"

"tombe, petite goutte." Le soir est toujours propice à la méditation. À l'instant même où je m'allonge, des milliers de choses m'assaillent. Et ce soir je pense à vous. C'est quelque chose que je n'ai jamais évoqué ici, ni même verbalement, car non seulement je ne m'en sentais pas capable, mais aussi parce qu'au fond de moi j'ai encore beaucoup de mal à y croire. Comme à mon habitude je vais rester évasive, mais c'est suffisant pour que je me comprenne. Même dans quelques années. Je pense donc à vous. Je me demande ce que vous faites dans la vie, si vous avez une famille, (...)

Pensées nocturnes [...]

À toi, ô merveilleux songe, Rien à faire, ce combat ne s'est jamais arrêté. Il faut sans cesse que ce fantôme revienne. Je ne sais pas comment l'interpréter. Suis-je dans le déni ? L'acceptation ? La culpabilité peut-être ? Quoi que je fasse, les rêves sont de plus en plus fréquents. Sans doute parce que je suis en plein désarroi, que les choses sont en train d'évoluer alors je me tourne vers quelque chose de familier et d'ancien ? Si c'est le cas c'est un peu triste. Moi qui prône sans cesse qu'il faut aller de l'avant. Je crois que je me suis perdue en chemin [...] En (...)

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