Tout est si fragile.

92 ~

Fuck it.

Ce soir je me suis disputée avec la Marâtre.
Ou plutôt le conflit m’est tombé dessus.

Depuis décembre dernier j’ai beaucoup de mal. J’ai eu ce long passage à vide vis-à-vis d’elle suite à cette histoire de robe, et en fait depuis cet instant tout ce qui peut sortir de sa bouche m’horripile.
Je crois que j’ai franchi le cap de non-retour.

Ces derniers temps c’est noir ou blanc, je ne sais jamais ce qui va me tomber dessus. Du coup je fais avec, je prend comme ça vient…
Sauf que ce sont souvent des jours "sans".

Donc c’est boîte, sur boîte, sur boîte. En permanence.
Je n’aime pas le conflit, je n’ai jamais aimé ça. J’ai toujours laissé couler quitte à avoir profondément mal et me retourner le problème je ne sais combien de fois dans ma tête par la suite.
Et ce soir j’ai un peu lâché la rancœur accumulée depuis des mois.

J’ai eu droit à une énième remarque, que j’ai trouvé totalement déplacée et injuste. Je ne rentrerai pas dans les détails de l’histoire ici, cela n’en vaut pas la peine.
Donc oui, j’ai répondu sèchement. Comment répondre autrement ? Avec le sourire ?

Et là j’ai vu la colère. Elle s’est mise à parler plus fort, plus vite, comme pour asseoir une espèce d’autorité malsaine qui n’a pas lieu d’être.
Cela ne va que dans un sens.

Je l’ai dis, je n’aime pas le conflit. Plus tu hurles, moins je te respecte.

J’ai essayé tant bien que mal d’expliquer mon ressenti, mais je n’ai pas pu en placer une.
Je ne supporte plus ce comportement de petit chef ridicule, qui me pollue tout les jours.

Comme si j’avais besoin de ça en ce moment.
J’attend patiemment des nouvelles, qui sait… Peut-être bientôt ?

J’essaye de travailler sur mon lâcher-prise, mais je n’en vois pas le bout.
J’étais dans mon lit et au lieu de trouver le sommeil je me repasse le film. Encore et encore. Comme si ça allait servir à quelque chose…
Comment font les gens pour s’en foutre ?

Je n’arrête pas de penser à tout ce qu’il se passe en ce moment. Ça tourne en boucle dans mon esprit, sans jamais me laisser tranquille.
J’en viens à appréhender les nuits, c’est pour moi le pire moment de la journée. Malgré la fatigue, qu’elle soit physique ou émotionnelle, le sommeil ne vient pas. La machine fonctionne à plein régime.
Comment arrêter de penser ?
L’ASMR m’aide beaucoup, car écouter quelqu’un raconter une histoire me fait penser à autre chose.

Enfin bref.
J’ai écris comme cela me venait, cela n’a peut-être pas vraiment de sens.

Mais qu’importe. Tout le monde s’en fiche non ?