Tout est si fragile. http://michan.journalintime.com/ Garder une propre trace de ses pensées […] fr 2017-02-10T01:21:12+01:00 http://michan.journalintime.com/Differente Différente. "Suis-je [...] ?" Je l'ai reçu cet appel. Enfin ! Sincèrement je n'y croyais plus, j'ai cette sensation étrange d'avoir attendu des semaines... Mais ça y est, c'est peut être le début de quelque chose de nouveau, c'est peut être ce dont j'avais besoin. J'ai hésité lorsque j'ai vu ce numéro inconnu apparaître sur mon téléphone, car pour moi un numéro que je ne connais pas est toujours synonyme de problème mais je me suis décidée. Rien n'est encore acquis, mais il faut bien commencer quelque part. Aussi, je viens de passer une soirée avec mes collègues et leurs amies, et "Suis-je [...] ?"

Je l’ai reçu cet appel. Enfin !
Sincèrement je n’y croyais plus, j’ai cette sensation étrange d’avoir attendu des semaines… Mais ça y est, c’est peut être le début de quelque chose de nouveau, c’est peut être ce dont j’avais besoin.
J’ai hésité lorsque j’ai vu ce numéro inconnu apparaître sur mon téléphone, car pour moi un numéro que je ne connais pas est toujours synonyme de problème mais je me suis décidée.
Rien n’est encore acquis, mais il faut bien commencer quelque part.

Aussi, je viens de passer une soirée avec mes collègues et leurs amies, et j’ai un peu honte de dire cela mais… Je suis quand même contente de retrouver mon lit !
Nos univers sont totalement différents, à tel point que ça en est devenu un complexe pour moi. Elles refusent peut être de l’admettre, mais je suis sûre qu’elles me perçoivent comme une fille coincée qui se satisfait de son job et de sa vie de couple.

C’est qui est sans doute un tout petit peu vrai [...]

J’ai essayé de m’intégrer, de m’adapter à leurs langage (qui est vraiment très cru il faut le dire) et de discuter avec elles, mais j’ai bien sentie que je n’étais pas forcément la bienvenue. L’une d’entre elle n’a pas voulue me faire la bise et m’a dévisagée toute la soirée, une autre m’a trouvé -je cite- "Ridicule" parce qu’avant de partir en soirée avec elles, j’ai préparé un petit repas pour mon Chéri tout simplement parce qu’il rentrait tard du travail. Suis-je si différente ?

"Perplexe [...]"

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2017-02-10T01:21:12+01:00
http://michan.journalintime.com/Sois-belle-et-tais-toi Sois belle et tais toi. "[...] Et il a dit que j'étais la meilleure !" Pourquoi est-ce que cela me bouleverse à ce point-là ? Je crois que je te comprend mieux Luna, vis-à-vis de ta relation avec I. Ma collègue a toujours quelque chose d'extraordinaire à raconter, ma vie semble si fade à côté de la sienne. Elle sort, profite de chaque instant, elle me conte sans cesse ses aventures et rencontres. Mais il y a quelque chose que je ne remet pas du tout en doute : Mon travail. Depuis presque 3 ans je m'implique corps et âme dans mon métier, quitte à en faire beaucoup trop. Alors entendre cette phrase dans "[...] Et il a dit que j’étais la meilleure !"

Pourquoi est-ce que cela me bouleverse à ce point-là ?
Je crois que je te comprend mieux Luna, vis-à-vis de ta relation avec I.

Ma collègue a toujours quelque chose d’extraordinaire à raconter, ma vie semble si fade à côté de la sienne. Elle sort, profite de chaque instant, elle me conte sans cesse ses aventures et rencontres. Mais il y a quelque chose que je ne remet pas du tout en doute : Mon travail. Depuis presque 3 ans je m’implique corps et âme dans mon métier, quitte à en faire beaucoup trop. Alors entendre cette phrase dans la bouche de mon patron pour qualifier une fille qui arrive presque tout le temps pompette ou explosée au travail… Cela me dégoûte.
Peut être que ce n’était pas exactement ces mots-là, peut être qu’elle a enjolivé les choses, mais dans tous les cas cela me blesse.

Cet après-midi j’ai postulé pour un autre emploi, qui est nettement mieux qualifié et récompensé que mon poste actuel. J’ai hésité l’espace d’un instant, puis je me suis tout de même décidée à envoyer ma candidature. J’ai éprouvé quelques remords, vis-à-vis de l’entreprise pour laquelle je travaille, parce qu’il s’est passé beaucoup de choses depuis que j’y suis, et parce qu’après tout ce temps et toute cette implication, j’estime avoir une place particulière auprès de mes patrons. Peut être me suis-je trompée ?

Peut être qu’une jolie fille toute petite et toute mignonne qui se fait draguer en permanence est suffisant pour eux. Certaines remarques me gênent de plus en plus, comme lorsque j’entends de leurs bouches : "Elle est mignonne, beaucoup de clients viennent pour elle." Ou encore : "Continue à sourire comme ça, tu fais monter le chiffre d’affaire !"
Suis-je la seule au monde à trouver cela dégoûtant et injuste ?

J’espère de tout cœur recevoir un appel pour ce poste, juste pour pouvoir les planter en beauté, et me prouver que tout cet acharnement et cette implication peuvent être récompensé.

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2017-01-30T20:07:14+01:00
http://michan.journalintime.com/Reflexions46 Réflexions#46 [...] A l'instant où j'ai fermé la porte je me suis sentie à nouveau envahie par toutes ces pensées qui m'ont submergées aujourd'hui. Et pourtant j'ai passé un très bon moment avec Luna... Je m'en veux parce que ces idées noires ont presque été perçues, et je ne veux en aucun cas laisser transparaître quoi que ce soit. Parfois j'ai cette impression de ne dévoiler qu'une infime partie de moi. Par timidité ? Par peur de déranger ? Qu'importe... Je suis véritablement à l'aise seulement avec une poignée de personne... Par où commencer ? Tout d'abord cet appel de ma [...]

A l’instant où j’ai fermé la porte je me suis sentie à nouveau envahie par toutes ces pensées qui m’ont submergées aujourd’hui. Et pourtant j’ai passé un très bon moment avec Luna...

Je m’en veux parce que ces idées noires ont presque été perçues, et je ne veux en aucun cas laisser transparaître quoi que ce soit. Parfois j’ai cette impression de ne dévoiler qu’une infime partie de moi. Par timidité ? Par peur de déranger ? Qu’importe… Je suis véritablement à l’aise seulement avec une poignée de personne…

Par où commencer ? Tout d’abord cet appel de ma "collègue" ce matin qui m’a bien fait comprendre que ça l’emmerdait cette histoire de congé. C’est un peu long à expliquer, et honnêtement je n’ai pas envie de perdre mon temps à parler d’elle ici, mais pour faire court je me suis sentie écrasée à nouveau. Mais c’est pas grave, Mélanie est gentille [...]

Par la suite je me suis rendue compte que mon quotidien changeait progressivement, ne serait-ce qu’avec les entretiens et le boulot de mon conjoint. Depuis des mois j’ai pris pour habitude de tout assumer, financièrement essentiellement, et même si je me suis "plainte" intérieurement de devoir porter tout le poids du monde sur mes épaules, je n’arrive pas à lâcher prise. C’est à mon tour de passer le relais, et pourtant je m’y accroche aussi fort que je peux. J’ai du mal à expliquer cela. Est-ce que je suis une maniaque du contrôle ? Est-ce que je refuse toute aide pour ne rien devoir à personne ? Est-ce par fierté ou par crainte d’être déçue ? Difficile à dire. Je ne sais pas quoi en penser.
Dernièrement je me suis mise à penser qu’il était sans doute trop bien pour moi, une fille ronde qui a raté sa vocation et qui ne pourra peut être jamais avoir d’enfant. J’y reviendrai.
Lorsque je le vois partir au travail, le sourire aux lèvres, avec des tas des choses à me raconter, avec des projets d’avenir, je me dis qu’il perds peut-être son temps avec moi. Non pas que je ne veuille pas avancer avec lui, bien au contraire, mais je me sens parfois misérable à côté. Je viens de relire ma phrase, et je la trouve vraiment lourde de sens. Je me fais sans doute de fausses idées, mais cette pensée me traverse souvent l’esprit.

Pour ce qui est des enfants… C’est encore une blessure ouverte.
Luna, si j’étais réticente à aller dans ce magasin c’était par crainte de devoir repenser à cela. Pardonne moi si je t’ai blessée.
Il y avait des affaires pour bébé absolument partout, je ne savais plus où donner de la tête. Chaque chose que je prenais dans les mains me rappelait à chaque fois que je ne connaîtrais peut être jamais cela, cette euphorie merveilleuse qu’est la naissance d’un petit être.
Je n’ai pas continué les examens par crainte d’être atrocement déçue. Cela me ressemble à la perfection : Fuir face à un problème. Ce n’est pas par crainte de devoir se battre, c’est tout simplement parce que j’ai peur du résultat. Et actuellement… Je ne suis pas prête à entendre quoi que ce soit. Mais du peu que j’en ai eu… Ce n’est pas du tout bon signe.
J’en fais tout un drame, je sais. Je le perçois lorsque je relis mon écrit. Je ne veux tout simplement pas qu’une de mes plus belles aspirations dans la vie me file entre les doigts.

J’essaye de retranscrire du mieux que je peux ce que je pense, mais ce n’est jamais suffisant.

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2017-01-19T18:12:00+01:00
http://michan.journalintime.com/On-Melancholy-Hill "On Melancholy Hill [...]" "Up on Melancholy Hill There's a plastic tree. Are you here with me? Just looking out on the day Of another dream Well you can't get what you want But you can get me. So let's set out to sea 'Cause you are my medicine When you're close to me When you're close to me So calling all submarines 'Round the world we'll go. Does anybody know, love If we're looking out on the day Of another dream ? If you can't get what you want Then come with me. Up on Melancholy Hill Sits a manatee Just looking out on the day When you're close to me [...]" Ce soir tout me revient en tête. Cet air est m'est

"Up on Melancholy Hill
There’s a plastic tree.
Are you here with me?
Just looking out on the day

Of another dream
Well you can’t get what you want
But you can get me.
So let’s set out to sea

'Cause you are my medicine
When you’re close to me
When you’re close to me
So calling all submarines

'Round the world we’ll go.
Does anybody know, love

If we’re looking out on the day
Of another dream ?
If you can’t get what you want
Then come with me.
Up on Melancholy Hill
Sits a manatee
Just looking out on the day
When you’re close to me [...]"

Ce soir tout me revient en tête. Cet air est m’est revenu instantanément à l’esprit hier, et depuis il ne me quitte plus.
Je ne m’en lasserai jamais.

Peut être ne suis-je jamais partie de cette colline ?

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2017-01-02T23:02:00+01:00
http://michan.journalintime.com/Quatre-ans Quatre ans ~ "-La page est tournée !" En es-tu si sûre ? Ce matin semblait si différent et si banal à la fois. En avant. "-La page est tournée !"

En es-tu si sûre ? Ce matin semblait si différent et si banal à la fois.
En avant.

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2017-01-01T21:32:52+01:00
http://michan.journalintime.com/Reflexions45 Réflexions#45 "Quand la journée a été mauvaise, s'interroger alors : Étaient-ce les événements ou la réponse que je leur ai donné qui ont déterminé le cours des choses ?" Il m'arrive souvent de penser à cela. Ne sommes-nous pas pleinement responsable de nos choix ou de la situation dans laquelle nous sommes ? Il y a des aléas, c'est vrai, mais j'en ai assez de jeter la pierre sur les autres. Il faut que je me réveille. Pour commencer, être plus honnête. Envers les autres et envers moi-même. Extérioriser mes pensées les plus profondes peut peut être m'ouvrir quelques portes, ne serait-ce "Quand la journée a été mauvaise, s’interroger alors : Étaient-ce les événements ou la réponse que je leur ai donné qui ont déterminé le cours des choses ?"

Il m’arrive souvent de penser à cela. Ne sommes-nous pas pleinement responsable de nos choix ou de la situation dans laquelle nous sommes ? Il y a des aléas, c’est vrai, mais j’en ai assez de jeter la pierre sur les autres. Il faut que je me réveille. Pour commencer, être plus honnête. Envers les autres et envers moi-même. Extérioriser mes pensées les plus profondes peut peut être m’ouvrir quelques portes, ne serait-ce que dans le milieu professionnel. Arrêter de se laisser marcher dessus.

Que les choses avancent.

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2016-12-13T15:39:52+01:00
http://michan.journalintime.com/2016-12-01-23-46-14 ... ~ Dis, est-ce que tu penses à moi parfois ? Dis, est-ce que tu penses à moi parfois ?

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2016-12-01T23:46:14+01:00
http://michan.journalintime.com/3fgp-Pensee Réflexions#44 "Alors ce permis ?! [...]" Pourquoi est-ce toujours difficile de les voir ? Pourquoi est-ce que je repars à chaque fois le cœur serré ? J va bientôt partir, et lorsque je lui ai fais mon dernier bisou la réalité m'a sauté à la gorge. Mince, je le reverrai peut être plus. Je ne me voile pas la face, j'ai quand même un doute sur l'éventualité de son retour... C'est sa contrée. Toute sa famille est là-bas. C'est là haut qu'elle se sent le mieux. Si j'étais à sa place, aurais-je le courage de revenir en arrière ? Comme je la comprend. Du coup une autre pensée foudroyante m'a "Alors ce permis ? ! [...]"

Pourquoi est-ce toujours difficile de les voir ? Pourquoi est-ce que je repars à chaque fois le cœur serré ?
J va bientôt partir, et lorsque je lui ai fais mon dernier bisou la réalité m’a sauté à la gorge. Mince, je le reverrai peut être plus. Je ne me voile pas la face, j’ai quand même un doute sur l’éventualité de son retour… C’est sa contrée. Toute sa famille est là-bas. C’est là haut qu’elle se sent le mieux. Si j’étais à sa place, aurais-je le courage de revenir en arrière ? Comme je la comprend.
Du coup une autre pensée foudroyante m’a traversé l’esprit. Il ne me reste plus que Michelle...
Mais elle est un peu loin de moi. Et mes horaires de merde ne me permettent pas la voir autant de fois que je le voudrais.

Je ne réalise pas vraiment...

A chaque fois que je les vois, ils ont toujours quelque chose d’extraordinaire à me raconter, comme si leurs vies étaient un livre rempli d’aventures et de rebondissements chaque jour. Quand est-il de moi ?
Je suis toujours dans mon pain, ma musique et mes livres. Est-ce ce que j’attendais ?
Je n’éprouve pas spécialement de jalousie, je suis juste profondément blessée à chaque fois que l’on me demande si quelque chose a changé ou est nouveau dans ma routine. C’est comme si tout le monde me jugeait et m’exprimait indirectement un : "Oh, tu vas faire quelque chose d’extraordinaire enfin ?!"

Ils me blessent, sans le vouloir peut être, mais cela devient de plus en plus difficile d’encaisser.

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2016-11-24T19:44:00+01:00
http://michan.journalintime.com/Reflexions43 Réflexions#43 Pensée du 326ème soir : 22 Novembre Âme d'enfant, Savoir garder une âme d'enfant pour conserver une capacité d'émerveillement et d'enthousiasme. Cette pensée-ci m'a fait sourire. La période de Noel approche à grand pas, et je retrouve cette joie et toute cette impatience qui me fait tellement chaud au cœur. Il était temps. Pensée du 326ème soir :
22 Novembre

Âme d’enfant,
Savoir garder une âme d’enfant pour conserver une capacité d’émerveillement et d’enthousiasme.

Cette pensée-ci m’a fait sourire. La période de Noel approche à grand pas, et je retrouve cette joie et toute cette impatience qui me fait tellement chaud au cœur. Il était temps.

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2016-11-22T19:01:52+01:00
http://michan.journalintime.com/Dream-of Dream of [...] Red Hot Chili Peppers - Californication Ce soir je suis loin. J'ai décidé de jeter un coup d’œil en arrière, et je n'y ai vu que les bonnes choses. C'est agréable, ça change. Transportée, le retour risque d'être brutal. Red Hot Chili Peppers - Californication

Ce soir je suis loin. J’ai décidé de jeter un coup d’œil en arrière, et je n’y ai vu que les bonnes choses.
C’est agréable, ça change.

Transportée, le retour risque d’être brutal.

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2016-11-10T21:23:41+01:00
http://michan.journalintime.com/Perdue Perdu [...] “Lire un livre sous un arbre en double le plaisir. On ne sait plus si on tourne les pages ou si on feuillette l'arbre.” Celui-ci m'a toujours fasciné, attiré. Seul, perdu au milieu d'un champs qui s'étend à perte de vue. Et pourtant il est toujours là. Quelque chose m'apaise, à chaque fois que je le vois. Il est à des centaines de kilomètres de chez moi, mais à chaque fois que j'en ai l'occasion, je m'arrête pour le contempler. Je vois en lui une métaphore, à la fois belle et triste. Je sais bien que dans le fond ce n'est qu'un arbre, mais aussi banal soit-il, je le

“Lire un livre sous un arbre en double le plaisir. On ne sait plus si on tourne les pages ou si on feuillette l’arbre.”

Celui-ci m’a toujours fasciné, attiré.
Seul, perdu au milieu d’un champs qui s’étend à perte de vue. Et pourtant il est toujours là.
Quelque chose m’apaise, à chaque fois que je le vois. Il est à des centaines de kilomètres de chez moi, mais à chaque fois que j’en ai l’occasion, je m’arrête pour le contempler.
Je vois en lui une métaphore, à la fois belle et triste. Je sais bien que dans le fond ce n’est qu’un arbre, mais aussi banal soit-il, je le trouve magnifique.

Quelque part je m’y retrouve [...]

Je suis ressourcée. Prête à aller de l’avant.
Reprendre des forces m’était primordial, et à présent je me sens mieux. J’ai envie de prendre de nouvelles initiatives, de faire de nouvelles choses.

J’ai hâte de pouvoir à nouveau l’admirer [...]

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2016-11-01T17:19:00+01:00
http://michan.journalintime.com/Corbeille [...] "Corbeille [...]" "Autrefois, moi l'effrayé, l'ignorant, vivant à peine, me couvrant d'images les yeux, j'ai prétendu guider mourants et morts. Moi, poète abrité, épargné, souffrant à peine, aller tracer des routes jusque-là ! A présent, lampe soufflée, main plus errante, qui tremble, je recommence lentement ans l'air." Ces mots m'apaisent. A l'instant même, tout ce bordel cesse. Il faut que je me rende à l'évidence, je ne sais pas ce que je veux. Et quand j'affirme cela, je parle de manière globale. Il manque quelque chose, je le sens, je le sais. Mais qu'est-ce que "Corbeille [...]"

"Autrefois,
moi l’effrayé, l’ignorant, vivant à peine,
me couvrant d’images les yeux,
j’ai prétendu guider mourants et morts.

Moi, poète abrité,
épargné, souffrant à peine,
aller tracer des routes jusque-là !

A présent, lampe soufflée,
main plus errante, qui tremble,
je recommence lentement ans l’air."

Ces mots m’apaisent. A l’instant même, tout ce bordel cesse.
Il faut que je me rende à l’évidence, je ne sais pas ce que je veux. Et quand j’affirme cela, je parle de manière globale. Il manque quelque chose, je le sens, je le sais. Mais qu’est-ce que c’est ? Est-ce pour cela que je me jette à corps perdu dans le travail ? Je dois reconnaître que c’est une bonne manière de m’occuper l’esprit. Mais ce n’est pas suffisant. Rien ne l’est pour l’instant.

Mais qu’est-ce que je fais ?

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2016-10-09T15:15:00+02:00
http://michan.journalintime.com/De-la-joie-dans-une-tartine De la joie dans une tartine. "Après l'histoire des beignets, celle des tartines [...]" Ce matin je suis sereine. Pour commencer je me suis réveillée sans aucune alarme de réveil stridente, et rien que cela, c'est déjà merveilleux en soi ! Ensuite je me suis préparé des tartines comme le faisait ma mère tous les dimanches matin, suivie d'une bonne tasse de thé et enfin, j'ai savouré le tout face à ma fenêtre, en admirant le ciel bleu et ce soleil si particulier d'hiver. Whouaou, que de joie dès le petit déjeuner ! J'ai dis cela avec une touche d'ironie mais honnêtement, j'ai besoin de ce genre de "Après l’histoire des beignets, celle des tartines [...]"

Ce matin je suis sereine.
Pour commencer je me suis réveillée sans aucune alarme de réveil stridente, et rien que cela, c’est déjà merveilleux en soi ! Ensuite je me suis préparé des tartines comme le faisait ma mère tous les dimanches matin, suivie d’une bonne tasse de thé et enfin, j’ai savouré le tout face à ma fenêtre, en admirant le ciel bleu et ce soleil si particulier d’hiver.

Whouaou, que de joie dès le petit déjeuner !

J’ai dis cela avec une touche d’ironie mais honnêtement, j’ai besoin de ce genre de moment, seule, pour me ressourcer. Puis le plus souvent, ce sont les choses les plus simples qui sont les plus appréciables.

Si la journée débute ainsi, je n’ose imaginer la suite !

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2016-10-03T11:28:28+02:00
http://michan.journalintime.com/in "Easy" "Easy [...]" Et voilà, c'est la reprise. Je crois que je ne vais pas m'attarder là dessus, mais j'ai eu cette envie soudaine de l'écrire, comme pour me faire prendre conscience de cette réalité qui m'agresse à nouveau. Enfin bref. La semaine prochaine j'aurais de nouvelles responsabilités, en plus de celles que l'on me donnait déjà. C'est étrange à définir, mais je suis satisfaite et dégoûtée à la fois. Ravie, parce que j'apprécie le fait que l'on me fasse confiance, surtout quand il s'agit de boulot, je trouve cela gratifiant mais... Une fois de plus j'ai ce sentiment que "Easy [...]"

Et voilà, c’est la reprise. Je crois que je ne vais pas m’attarder là dessus, mais j’ai eu cette envie soudaine de l’écrire, comme pour me faire prendre conscience de cette réalité qui m’agresse à nouveau. Enfin bref.

La semaine prochaine j’aurais de nouvelles responsabilités, en plus de celles que l’on me donnait déjà. C’est étrange à définir, mais je suis satisfaite et dégoûtée à la fois.
Ravie, parce que j’apprécie le fait que l’on me fasse confiance, surtout quand il s’agit de boulot, je trouve cela gratifiant mais… Une fois de plus j’ai ce sentiment que je dois tout prendre en charge. Je m’en suis aperçue en début de semaine, je n’arrive pas à lâcher prise.

Est-ce parce qu’on m’a "habituée" à ce que je prenne les choses en main, ou est-ce que c’est dans ma nature ?

Je suis indépendante. Professionnellement, financièrement, et personnellement. Parfois j’en veux à la Terre entière de ne pas me tendre la main, ou de prendre des décisions à ma place. Cela me soulagerai d’un sacré poids, mais comme je le disais, je me demande si je veux réellement cette "aide".
Pourquoi est-ce que j’ai tant de mal à laisser couler ? J’ignore si c’est parce que je me suis mis en tête le fait que je ne peux compter sur personne, financièrement surtout. Je l’ai remarqué encore aujourd’hui, quand une amie m’a proposé de me payer un verre, j’ai pris tout de suite ce geste comme une "attaque", sous entendu : "Tu ne peux pas te le payer." Je m’en suis voulue tout de suite après, et intérieurement je me suis sentie ridicule d’avoir pensé cela. Elle voulait simplement me faire plaisir. C’est tellement… Stupide de penser cela. Pourtant je devrais le comprendre mieux que quiconque, j’adore faire plaisir à mes proches, ils passent même avant moi.

M’enfin, je travaille là-dessus en ce moment !

Aussi, je me suis mise à cette nouvelle série, Easy, qui relate des événements de la vie quotidienne, avec ses joies et ses tracas. J’en suis éprise, il y a quelque chose qui me touche profondément. Peut être que je m’identifie à beaucoup de situations. En tout cas, je me suis aperçue qu’en réalité, même dans un quotidien morose et routinier, il y a toujours quelque chose à raconter. Alors la prochaine fois je ferai un effort, lorsque l’on me demandera "Quoi de neuf ?" je ne m’en tiendrai pas à ce traditionnel "Rien de spécial", j’irai plus loin, parce que je suis sûre que je manque beaucoup de choses.

Great Big Storm [...]

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2016-09-26T19:49:00+02:00
http://michan.journalintime.com/Champs-d-oliviers Champs d'oliviers [...] "Encore et encore [...]" Les champs d'oliviers défilent depuis tout à l'heure, et je ne cesse de les regarder. Comme c'est bon de retourner aux sources. Depuis ces deux derniers jours, je savoure en silence des paysages grandioses : les champs à perte de vue, les rivières et les cascades d'une clarté à s'en éblouir les yeux, puis ce ciel azur de carte postale avec une légère brise histoire de rendre l'atmosphère moins étouffante. C'est exquis. Je ne sais pas si c'est le fait de m'être éloignée de ma ville "natale", mais je me sens resourcée. Sereine et pleine de quiétude. "Encore et encore [...]"

Les champs d’oliviers défilent depuis tout à l’heure, et je ne cesse de les regarder. Comme c’est bon de retourner aux sources.
Depuis ces deux derniers jours, je savoure en silence des paysages grandioses : les champs à perte de vue, les rivières et les cascades d’une clarté à s’en éblouir les yeux, puis ce ciel azur de carte postale avec une légère brise histoire de rendre l’atmosphère moins étouffante. C’est exquis.

Je ne sais pas si c’est le fait de m’être éloignée de ma ville "natale", mais je me sens resourcée. Sereine et pleine de quiétude. C’est ce sont j’avais besoin : être seule pour quelques jours.
J’ai reçu quelques appels de mes collègues de boulot, mais je n’ai pas répondu. Dans les messages elles me disaient que c’était pour le travail, que c’était urgent etc… La boule au ventre est tout de suite revenue, et la "Melanie citadine" a refait son apparition. Pour l’instant j’essaye de ne pas trop y penser, même si c’est difficile lorsque l’on vous appelle plusieurs fois par jour pour vous demander un truc bidon [...]

Donc pour faire court… Je me sens bien. Vraiment.
C’est bête, mais j’avais besoin de le noter. Comme pour me souvenir de ce bonheur.

Puis ce voyage me fait beaucoup réfléchir sur ce que m’a dit Luna, avec ses projets d’avenir pour partir à l’étranger et construire son petit chez soi. C’est une idée qui me trotte dans la tête depuis quelques années deja, mais je crois que je suis prête. Prête à faire face à ce que cela représente vraiment. J’ai peur de tout lâcher et de me planter encore une fois, mais… Voudrais-je vraiment vivre avec ce regret ?

Il faut que j’essaye.

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2016-09-11T17:07:20+02:00
http://michan.journalintime.com/J-1 J-1 [...] Nate Ruess - Nothing Without Love J'étais à deux doigts de publier cet article plein de haine vis-à-vis de mon anniversaire, mais j'ai changé d'avis. Car ces derniers jours je me suis fais une promesse. Je me suis promis d'arrêter de m'empêcher de vivre. Il est vrai que depuis deux ans maintenant, à cause de mon travail et de mes horaires matinales, j'ai raté beaucoup d’événements plus ou moins importants. J'ai toujours essayé de faire du mieux que je pouvais pour satisfaire ma famille, mon conjoint et mes ami(e)s. Mais ai-je vraiment pensé à moi ? Je suis sans cesse en Nate Ruess - Nothing Without Love

J’étais à deux doigts de publier cet article plein de haine vis-à-vis de mon anniversaire, mais j’ai changé d’avis. Car ces derniers jours je me suis fais une promesse. Je me suis promis d’arrêter de m’empêcher de vivre.

Il est vrai que depuis deux ans maintenant, à cause de mon travail et de mes horaires matinales, j’ai raté beaucoup d’événements plus ou moins importants. J’ai toujours essayé de faire du mieux que je pouvais pour satisfaire ma famille, mon conjoint et mes ami(e)s. Mais ai-je vraiment pensé à moi ?
Je suis sans cesse en train de parler boulot, même lorsque je suis en repos je suis suscitée pour venir travailler et assumer les conneries des autres. Mais là je crois que ça suffit. Ce n’est plus une question d’argent, c’est devenu une question de bien-être. J’ai besoin d’une pause.

Demain j’aurais 22 ans. Et la première personne que je verrai sera mon patron, qui sera sans doute d’une humeur exécrable suite à la mauvaise journée de la veille, ou complètement pommé à cause d’une nuit trop courte. Bref, dans tous les cas cette journée ne commencera pas spécialement bien. Mais qu’importe, dans le fond celle-ci ne sera pas différente des autres, je languis essentiellement mes congés lundi prochain ! A vrai dire c’est à ça que je pense surtout.

L’idée de mon anniversaire m’a fait réaliser à quel point tout passe vite. Les occasions, les saisons, les moments de tendresses, les rires, les problèmes, les journées de boulot, les bons comme les mauvais moments sont derrières. Il y en aura d’autres, j’en suis certaine, mais bon sang… J’ai ce sentiment que tout m’échappe.

Seule la perspective d’un regret persiste [...]

Je ne sais pas vraiment ce que je désire. Je veux dire, à l’avenir. Chaque année cette journée remet tout en question, c’est un peu comme si c’était l’heure de faire le bilan. C’est peut être pour cela que je me suis mise à détester cette journée ? Hum. Ou est-ce parce qu’il y a toujours quelque chose qui cloche ?

Tout ce dont je suis sûre, c’est que dans l’absolu il me reste beaucoup de choses à faire, et de choses à vivre. J’ignore si je suis la seule à avoir ce coup de blues "post-anniversaire", mais j’ai honte d’en parler à mon entourage, j’ai cette sensation qu’ils vont tous me regarder avec de grands yeux ronds et me dire : "Mais pourquoi ? C’est génial d’être la reine de la journée !"
Je n’aime pas être le centre d’attention, j’ai comme ce sentiment de ne pas avoir de mérite. Je sais, c’est assez dur d’écrire cela, mais c’est mon ressenti. J’en suis même venue à éprouver de la gêne. Enfin...

Une année de plus au compteur, mais une puissante envie de changement.

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2016-09-01T18:41:41+02:00
http://michan.journalintime.com/Pardon Pardon [...] "Le pardon. Le premier pas est le plus difficile." Je te demande pardon. Je sais que cela ne sera pas facile, je sais que cela prendra du temps avant que tu ne me fasses entièrement confiance, mais je serai patiente. Je te prouverai à quel point je tiens à toi, parce que j'ai cette impression que je suis arrivée à un stade où les mots ne suffisent plus. Et je te comprend. Tu es l'une des raisons qui me poussent à me lever le matin, c'est grâce à toi si je trouve le courage de me rendre au travail, même si j'ai la boule au ventre, c'est grâce à toi si je souris même si je n'en "Le pardon. Le premier pas est le plus difficile."

Je te demande pardon.
Je sais que cela ne sera pas facile, je sais que cela prendra du temps avant que tu ne me fasses entièrement confiance, mais je serai patiente. Je te prouverai à quel point je tiens à toi, parce que j’ai cette impression que je suis arrivée à un stade où les mots ne suffisent plus. Et je te comprend.

Tu es l’une des raisons qui me poussent à me lever le matin, c’est grâce à toi si je trouve le courage de me rendre au travail, même si j’ai la boule au ventre, c’est grâce à toi si je souris même si je n’en ai pas la force, c’est grâce à toi si j’ai envie de vivre et de construire quelque chose de durable…

Je t’ai fais mal, et je ne l’ai jamais voulu.

Te dire tout cela de vive voix serait sans doute plus simple, mais tu me connais, je me suis toujours mieux exprimée par écrit. Et je sais qu’à l’avenir tu viendras souvent ici, alors...

J’espère que tu me pardonneras. Pour moi la page est tournée, je n’attends plus que ton signe. Et je serai là, je te laisse tout le temps qu’il te faut...
Te perdre n’est pas envisageable, c’est avec toi que je veux faire ma vie. Je l’ai su dès l’instant où je t’ai vu, même si ce jour-là je me suis dis que tu étais sans doute trop bien pour moi. Nous avons construis quelque chose de beau, nous nous sommes débrouillés seuls, et qu’importe ce que pensent les autres, je suis fière de ce que nous avons.

En ce moment-même tu n’es certes pas très loin, mais pourtant j’ai cette impression qu’un énorme "mur" me bloque le passage. J’ai tellement envie de te parler, mais je suis sûre que je me montrerai maladroite, ce qui ne ferait qu’empirer les choses.

Je t’aime. D’un Amour sans nom.

PS : Je tenais à dire merci au staff de Journal Intime, merci à vous de mettre mon blog "en avant", votre geste m’a beaucoup touché ! De plus, la description que vous avez faites est tout simplement merveilleuse, pour ne pas dire parfaite. Merci encore ~

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2016-08-26T20:21:00+02:00
http://michan.journalintime.com/Les-beignets-de-Maman Histoire de beignet [...] "Pas touche ! C'est pour la kermesse [...]" Hier après midi, j'ai eu comme un énorme flash, un souvenir d'enfance revenu de je ne sais où, clair et limpide, comme si cet événement s'était déroulé dans la semaine. Je me suis souvenue des délicieux beignets au sucre que ma mère nous faisait lorsque nous étions petit, et tous les bons moments associés à ses beignets sont revenus. La surprise en rentrant de l'école, les stratagèmes que mon frère et moi mettions au point afin d'en dérober un ou deux lorsque qu'elle avait le dos tourné, et tant d'autres choses qui me font sourire "Pas touche ! C’est pour la kermesse [...]"

Hier après midi, j’ai eu comme un énorme flash, un souvenir d’enfance revenu de je ne sais où, clair et limpide, comme si cet événement s’était déroulé dans la semaine. Je me suis souvenue des délicieux beignets au sucre que ma mère nous faisait lorsque nous étions petit, et tous les bons moments associés à ses beignets sont revenus. La surprise en rentrant de l’école, les stratagèmes que mon frère et moi mettions au point afin d’en dérober un ou deux lorsque qu’elle avait le dos tourné, et tant d’autres choses qui me font sourire immédiatement lorsque j’y repense.

Du coup, je me suis mise aux fourneaux. Presque immédiatement. Par chance, lorsque nous avons déménagé, ma mère m’a donné un petit livre de recettes histoire d’avoir quelques idées pour commencer. Celle de ses beignets y était, j’ai failli sauter de joie !
Cela faisait plus de 11 ans que je n’en avais pas mangé.
Une fois terminé, je me suis empressée d’en goûter un, et c’était exactement ce à quoi je m’attendais. D’un seul coup j’avais 8 ans, j’étais dans notre ancienne cuisine, assise à table pour le goûter, avec mon frère qui faisait encore des siennes, ma mère qui tentait de le calmer et mon père qui riait aux éclats. Oh bon sang...

Je sais que c’est étrange, et que cela fait très "Madeleine de Proust", mais ces souvenirs me sont tellement précieux. C’est l’héritage d’une enfance heureuse et innocente, c’est tout ce qu’il me reste. Et quand je nous vois maintenant… Je me demande ce qu’il s’est passé. Parfois je me dis que je suis concrètement la seule à essayer de sauver les meubles. Ne serait-ce que pour aujourd’hui… Je devais aller voir mon frère et… Bref. C’est tombé à l’eau. Cela finis toujours par tomber à l’eau de toute façon.
Enfin… Ce petit instant de nostalgie m’a quand même fait du bien.

Après la Madeleine de Proust, le Beignet de Mélanie...

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2016-08-18T11:20:00+02:00
http://michan.journalintime.com/Coquelicot Coquelicot. "Un coquelicot fané de refleurit jamais." "Parfois je suis dans l'incapacité de répondre. A cet instant précis je suis déjà partie loin, aussi loin que la pensée puisse me porter. Dans un premier temps je ne t'entend plus, puis je ne t'écoute plus. Tu n'existes plus. Je sais que j'aborde souvent ce sujet, mais j'ai besoin de venir l'exprimer ici. C'est ainsi que je fonctionne. Peut être qu'au delà de cet écran si blanc, d'autres vivent la même situation que la mienne. Je ne recherche ni réconfort, ni conseil, je suis tout simplement en quête d'un cœur plus serein. Une

"Un coquelicot fané de refleurit jamais."

"Parfois je suis dans l’incapacité de répondre. A cet instant précis je suis déjà partie loin, aussi loin que la pensée puisse me porter. Dans un premier temps je ne t’entend plus, puis je ne t’écoute plus. Tu n’existes plus.
Je sais que j’aborde souvent ce sujet, mais j’ai besoin de venir l’exprimer ici. C’est ainsi que je fonctionne.
Peut être qu’au delà de cet écran si blanc, d’autres vivent la même situation que la mienne.
Je ne recherche ni réconfort, ni conseil, je suis tout simplement en quête d’un cœur plus serein.

Une fois de plus aujourd’hui je n’ai pas compris. Comment une situation peut en venir à de tels extrêmes. Cette façon de regarder de haut, il fut un temps je me cachais du mieux que je pouvais, en comptant les minutes.
A présent cela me fait moins mal. Mais je dois avouer que la gêne est encore là.
Je suis comme déconnectée. Je la vois sans la voir. Et je sais que ça l’agace, au point de hurler encore plus fort. Mais que faire ?
J’ai soif d’aventures, de voyages. Je veux voir l’inconnu, travailler dur pour être fière de moi. Pour gagner ma propre estime. Je ne cherche plus à obtenir la sienne. Serait-ce un pas en avant ?
Mais parfois, même si elle peut avoir des conseils sages, je trouve qu’ils sont trop avisés. C’est… "Trop". Elle m’impose un frein, qui m’arrête tout de suite dans mon élan. Puis je suis prise de doute.
"Est-ce qu’elle a raison ?"
Voilà d’où vient mon problème. Ce manque cruel de confiance en moi, elle tape pile là où il faut. Et au final, dans la peur de me tromper, je l’écoute. Je m’en mord les doigts.
Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis retenue, où je me suis empêché de faire ce que je voulais.
Les barrières sont encore là. Parfois j’ai encore l’impression d’être clouée à ce banc.

A chaque fois que nous nous parlons, je finis par lui demander : "Mais qu’est-ce que je t’ai fais ?"
Jamais elle ne m’a répondu. Et généralement, la conversation s’arrêtait là.
Avec le temps je suis apte à comprendre beaucoup plus de choses, mais je dois avouer que jamais je n’ai comprise celle-ci. Mon esprit divague, et au final les nuits sont les seuls moments où je peux réfléchir en paix, sans que rien ne me trouble."

11 Mars 2014. Cet écrit traînait dans mes brouillons.
Alors… Rien n’a changé ?
Ce soir j’ai encore eu droit aux cris, mais en arrière plan. Elle a préféré passer le téléphone. Sans doute pour atténuer les choses. Fail.

J’ai bien conscience de n’être qu’un gros boulet à leurs yeux. Pourtant, je fais ce que je peux. J’essaye de gagner ma vie et mon bonheur comme je peux. Est-ce que leurs approbation est la dernière pièce du puzzle ? Est-ce que c’est ce qu’il me manque pour être enfin "moi" ?

Depuis longtemps déjà j’ai toujours eu ce sentiment de manque, un vide impossible à combler et à déterminer. Peut être qu’au final tout ce que j’attend c’est une simple phrase qui ne tient qu’en 5 mots : Je suis fière de toi.
Ai-je vraiment besoin de cela pour avancer ? Parce que si c’est le cas… Je trouve cela pitoyable. Je suis capable de prendre des décisions seule, de me gérer, et de mener ma vie comme je le souhaite. Alors pourquoi ai-je besoin d’entendre cela ?

Encore une fois ce soir j’ai eu droit au grand discours "tu es irresponsable" que je connais par cœur. Et pourtant...
Il y a tellement de choses qu’ils ignorent, si jamais ils l’apprenaient je pense qu’ils raviseraient leur jugement. J’essaye d’être forte, de ne rien laisser transparaître mais je dois avouer que cela devient très dur. Je redoute ce jour qui se rapproche dangereusement, où j’aiderais mon frère à déménager. Lequel vont-ils me servir ce jour-là ? Aurais-je droit au "tu comptes changer de métier ?" ou "quand est-ce que tu commences le permis ?" ou "quand est-ce que tu envisages de déménager ?" ou "je suis fière de ton frère, pas toi ?"

Ce sera la grande surprise !
La jalousie prend dangereusement le dessus, j’ai réellement peur de péter un câble dans les prochains jours qui viennent. Je n’ai pas de juste milieu. Je suis patiente, mais la crise finit toujours pas venir. Seulement le hic, c’est que je ne regarde plus ce qu’il y a autours de moi. Enfin bref, je suis fatiguée.
Il y a toujours quelque chose pour me décevoir, tous les jours.

Mais ce soir c’était de trop. Cette histoire a pris des ampleurs démesurées.

"Je suis en droit de penser ce que je veux Mélanie [...]"

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2016-08-09T22:07:00+02:00
http://michan.journalintime.com/Masque Masque. "Et toi ? [...]" Je ne sais pas si je dois répondre. Peut être qu'au fil du temps je me suis mise à voir le mal partout. Je cherche la petite bête peut être ? Est-ce qu'il s'intéresse réellement à moi, à ce que je fais, à ce que je pense, où est-ce tout simplement pour me raconter ses dernières anecdotes et susciter en moi une réaction comme "C'est génial pour toi !" ou encore "Super, comme je t'envie !" ? Je n'en sais rien. Pourquoi est-ce que je continue ? Pourquoi est-ce que je n'avais jamais remarqué cet individualisme qui touche beaucoup de gens ? Pourquoi est-ce que "Et toi ? [...]"

Je ne sais pas si je dois répondre. Peut être qu’au fil du temps je me suis mise à voir le mal partout. Je cherche la petite bête peut être ?
Est-ce qu’il s’intéresse réellement à moi, à ce que je fais, à ce que je pense, où est-ce tout simplement pour me raconter ses dernières anecdotes et susciter en moi une réaction comme "C’est génial pour toi !" ou encore "Super, comme je t’envie !" ? Je n’en sais rien. Pourquoi est-ce que je continue ?

Pourquoi est-ce que je n’avais jamais remarqué cet individualisme qui touche beaucoup de gens ? Pourquoi est-ce que cela me fait du mal ?
J’ai beau être entourée, il m’arrive souvent de me sentir seule. Je me demande si d’autres personnes ont ce sentiment parfois. J’ai l’impression de porter un masque en présence des autres. Un masque d’égoïste. Chacun raconte à l’autre ce qu’il a fait ou dit, sans poser aucune question. Ou alors, celle-ci vient à la fin d’un récit long comme le bras, mais que répondre après tout cela ? "Heu… La routine, je travaille [...]"
Est-ce ma faute si je n’ai rien à raconter ? Est-ce ma faute si je n’ai plus envie de dire quoi que ce soit après un monologue ? Je suis perdue. Tout ce dont je suis sûre, c’est que cela me touche beaucoup, et au quotidien.
Seule une poignée, non, une "pincée" de gens m’interpellent vraiment, et c’est avec eux que je partage les conversations les plus profondes. Sans aucun artifice.

Pourquoi suis-je devenue si solitaire ? Est-ce une forme d’égoïsme ? Oh là là, je pose tellement de questions...
Aujourd’hui je me suis demandée si, à ma mort, mes écrits seront lus par mes proches. Oui je sais, le changement de sujet n’est pas du tout subtil, mais j’ai eu envie de passer à autre chose. Je ne sais pas si ce serait une bonne chose. Est-ce que cela les réconforteraient, les blesseraient, les aideraient ?
Dois-je laisser une trace "papier" de ce journal pour qu’un jour il soit découvert ? Je médite là-dessus. Il est vrai que beaucoup de mes écrits sont un peu… "Pessimistes", mais je pense qu’il y a quand même de belles choses pour mes proches. Je réfléchirai un peu plus longuement là-dessus.

Enfin bref, le monde m’épuise.

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2016-08-07T19:43:59+02:00