Tout est si fragile.

Réflexions#29

"Ce que la chenille appelle la mort, le papillon l’appelle renaissance."

J’ai eu comme un besoin immense de revenir écrire ici. De charmantes angoissent qui m’empêchent de fermer l’œil. Tout ce dont j’avais besoin, bien évidemment.

Il y a de cela quelques mois, l’idée de partir à des milliers de kilomètres de m’effrayais pas plus que cela. Au contraire, j’en mourrais d’envie. Et aujourd’hui ? Cette envie est toujours aussi présente. Alors pourquoi est-ce que je stresse pour l’appartement ? Après tout, prendre un peu d’indépendance, c’est ce que j’ai toujours voulu. L’idée est tout simplement à l’état d’ébauche, que déjà je panique.
C’est cet inconnu qui me pose problème. Bien sûr que j’ai envie d’avoir mon "chez moi", qui plus est avec l’Homme qui partage ma vie. Pourtant je crois comprendre d’où proviens le problème.

Ce manque total et cruel de confiance.

Sincèrement, je ne demande que ça. Pourtant quelque chose me retiens. Quelque chose me fait peur. Peur d’être abandonnée, après tant d’efforts. Aujourd’hui j’ai également écris sur mon journal papier, et j’en suis arrivée à une conclusion un peu étrange : Si l’on ne bouge pas, rien ne se passera. C’est à nous de prendre le risque, que ce pas soit mauvais ou bon. Pour l’Amour du Ciel, je crève d’envie de bouger !
Et si ça ne marchait pas ?

Cette peur du rejet me bloque énormément. Et dans tous les domaines.
C’est vrai, après tout, pourquoi vouloir se relever après tant d’échecs ? La réponse me semble évidente, et pourtant je fais en sorte de reposer un pied à terre à chaque fois. C’est dur de garder le moral, surtout quand le monde entier semble vous tourner le dos.
J’ai toujours cet infime espoir de pouvoir vivre ce jour nouveau, où je me sentirai Femme.
Il y a encore beaucoup de chemin, j’en ai conscience, mais je garde cet objectif en vue.
Je rêve de ce jour où je me sentirai complète, épanouie.

Mais avant tout sereine.